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29/04/2013

Quelques photos au retour

17/04/2013

Vincent et moi 40.

Au bout du fil, c'est une toute petite voix.

"Poliana, je suis tombée malade, j'ai un virus, je ne sais pas ce que c'est, je ne sais pas si je vais pouvoir venir".  Elle etait tellement mal, elle est allée aux urgences. Elle trouve la force de plaisanter devant mon inquiétude:" je ne vais pas mourir". Elle n'a pas pris encore sa décision, mais on sent bien que le voyage est mal parti. On se sent abandonnés des dieux. Moi même, j'en ai tellement rêvé de l'avoir enfin chez moi.

Il nous faut annuler ce qu'on peut, se résoudre à l'inévitable. ce ne sera pas pour cette fois ci, Vincent à Paris, Vincent dans ma région. Mi-Aout, je suis là bas. Elle a été tellement déçue, tellement triste, et malade, qu'elle m'en a fait voir de toutes les couleurs. Je ne savais même plus si elle voulait que je vienne, mais qu'importe je suis là. C'est une Vincent, encore très fragile qui m'accueille. Mais nous partons quelques jours dans une ile si belle, si belle. Elle fait 100 m, elle est épuisée, alors on s'adapte. Il y a un jour fabuleux, où on a vu des baleines, où on est allé dans des endroits d'une beauté telle, que je n'avais jamais vu ça de toute ma vie.

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Il me faut repartir. La suite est une sorte de descente aux enfers. Les analyses ne sont pas bonne. Les choses ne reviennent pas à la normale, les médecins ne trouvent rien, mais tout ce qu'il font l'épuisent un peu plus. Elle passe l'automne  entre analyses et médecins. Ils hésitent entre deux diagnostics, de maladies aussi rares l'une que l'autre, et qu'on ne sait pas vraiment soigner.  Elle travaille à grand peine. A Noël,  je voudrais retourner la voir, mais elle ne veut pas. Je ne sais plus quand je la reverrai, c'est torturant.

Il y aurait beaucoup à dire sur la médecine de son pays, sur les grands médecins qui prennent des sommes folles, et qui soignent avec desinvolture. A l'évidence, certains mériteraient des procès. Tout ce qu'ils font ne fait qu'aggraver. Vincent est devenu un champ expérimental, pour médecins irresponsables. Elle ne peut plus travailler tellement elle est fatiguée. Elle ne peut plus lire, elle survit grace à sa mère, qui lui fait ses courses, qui lui paye ses factures. Finalement, ce qu'elle semble avoir, c'est quelque chose dont on ne sait pas comment on sort. On peut vivre avec, mais c'est une maladie si peu reconnue, qu'en France, il est impossible d'avoir un congé maladie avec ça, et on ne sait pas soigner.  Pire, il pèse sur les malades, le soupçon qu'ils ne font aucun effort, qu'ils sont une somme de paresse, et c'est tout. c'est ça, Vincent passe ses journée au lit, ne sort plus, ne va plus  faire son métier qu'elle aime, parcequ'elle s'écoute trop, sans doute ... Sa soeur lui dit: " Bon, il faudrait penser à améliorer un peu, maintenant".

Je suis à 10 000 km, et je ne peux pas grand chose, à part écrire, téléphoner, la distraire comme je peux. Heureusement, Vincent adore rire, alors malgré tout, malgré tout, à chaque fois que je l'appelle, elle eclate de rire pour un rien. Alors le rire de Vincent, c'est toujours un instant de bonheur.

j'ai insisté pour retourner la voir. Pendant des mois, elle a refusé. Il y a eu un petit moment de mieux, j'en ai profité, elle m'a dit: Oui, viens ... je lui ai envoyé des dates possibles, et finalement elle ne voulait plus, ne voulait plus que je l'appelle non plus. Vincent sera toujours Vincent, cette folle imprévisible :).  Mais une semaine après, enfin elle m'a redit: Viens ... je t'attends. ça c'etait il y a juste 15 jours. j'écrivais déjà cette histoire.

Alors j'ai pris un billet d'avion. Nous sommes le 17 avril. Demain soir, je serai là-bas. Elle est si fatiguée, qu'elle ne viendra même pas m'attendre à l'aéroport, mais nous serons ensemble.  Je ne sais pas ce que la vie nous réserve.  Entre 2005 et 2009, il y a eu chaque année des trucs difficiles à encaisser. Et puis quand soudain la vie semblait sourire à nouveau, voilà qu'elle nous refait une saleté de coup dur. Vivre à 10 000 km l'un de l'autre, ce n'etait pas si facile, mais on se débrouillait. Cette fois ci on s'est engagés dans un long combat, contre un ennemi invisible.Nos vies perdent toute visibilité, il vaut mieux ne pas y penser. Je veux juste que Vincent guérisse.

Ce sera mon septième voyage. Près de 7 ans, après le premier mail, d'une folle qui commençait par ces mot: Je t'aime. Si seulement le chiffre 7 pouvait porter un peu bonheur.

L'histoire de Vincent et moi, ne s'arrête pas, même si elle a pris un tour douloureux. Il faut garder l'espoir.

J'arrête d' écrire. J'ai mon sac à faire :)

16/04/2013

Vincent et moi 39.

J'attend Vincent, j'attend Vincent, j'attend Vincent. Je l'attends chaque jour, je n'en peux plus d'impatience tellement je l'attends. Nous sommes à la mi-juillet et dans une semaine, elle est là. Je suis allé passer une semaine avec mes parents et mes enfants en vacances. Mon père a cru bon d'engueuler ma fille, pour une raison absurde. Je l'ai vue se tasser sur son siège, avec des grosses larmes qui commençaient à couler. Je me suis revu enfant. C'est la première fois que j'engueule mon père, je crois.

Dans cette ambiance un peu lourde, on essaye de recoller les morceaux. Mais j'attend la fin de la semaine avec impatience. Il me restera trois jours ensuite, pour aller chercher Vincent à Orly et là, ce sera le bonheur.

De son côté, depuis qu'elle sait qu'elle vient en France, elle est devenue à moitié folle. Elle a couru acheter une valise immense, qu'elle a trouvé ensuite deux fois trop grande, elle s'est acheté des chaussures, mais elles lui faisaient mal au pieds, alors elle est allée acheter des  baskets pour pouvoir arpenter la France entière , elle a consulté tout les guides, fait des listes énormes de choses à voir à Paris, elle a déployé une activité insensée, préparé des petits papiers à ouvrir chaque jour, pour sa fille chérie et puis, depuis la dernière fois qu'on s'est vu, elle a découvert qu'elle avait une hernie, alors elle fait tout ce qu'elle a pu, pour essayer d'avoir un peu moins mal au dos. A vrai dire, je suis assez  inquiet de l'état dans lequel elle sera après une nuit d'avion, sur des sièges tellement inconfortables. Mais elle vient, et je l'attend.

Quatre jours avant son arrivée, nous sommes en train de remonter les alignements de Kermario, quand je reçois un SMS: " Est-ce que je peux t'appeler ?" . C'est inhabituel. Elle ne m'appelle jamais, c'est bien trop cher.

"Oui, appelle-moi !". Il n'y a plus ni menhir, ni alignement, il n'y a plus que Vincent dont j'attend un coup de fil, d'un instant à l'autre et mon inquiétude qui grandit

Vincent et moi 38.

Quand tu es français, pour peu que tu aies de quoi payer ton billet d'avion, c'est plutôt simple d'aller dans le pays de Vincent. On ne te demande pas de justifier de quoi que ce soit. Pour l' adresse où tu va loger,  sur ta déclaration de douane, tu indiquera juste une adresse e-mail. c'est dire comme on te simplifie la vie. Tu mettrais "Plage de Copacabana" que ça serait pareil. On a besoin des touristes, on fait en sorte de ne pas les gêner

Par contre, si tu viens du pays de Vincent, il te faut oublier toute notion de symétrie. Une femme de son pays,  doit répondre au soupçon qu'elle n'est, ni une prostituée,  ni une narcotrafiquante, ni même une future clandestine. Dans les derniers feux de la Sarkozie, on déteste ce qui est étranger jusqu'à l'hystérie, à moins que l'étranger soit émir du Quatar, auxquel cas des aménagements sont possibles.

Ce n'etait pas gagné, mais Vincent a eu un congé sans solde pour venir quinze jours, alors ça a été la joie, parceque l'argent du voyage, elle l'avait. Mais après, on a commencé à déchanter. Pour venir, il lui fallait une attestation d'accueil de ma part, faite en mairie - produire un nombre de pièces invraissembables, feuille de paye, impôts, identité, trente euros de timbre fiscal, revenez dans une semaine - mais ça c'etait bien  le plus simple. Il lui fallait aussi une somme journalière en liquide très conséquente, pour quelqu'un qui serait nourrie-logée, une assurance à hauteur de 20 000 euros. Tout ça, ça allait encore. Mais le plus compliqué, c'etait qu'il fallait aussi une carte de retrait international, que la banque lui refusait, en raison de son petit salaire. On a bien galéré avec tout ça. A un moment, on a bien pensé que c'etait fichu, jamais elle ne pourrait venir chez moi, le rêve que j'avais nourri de l'accueillir, de lui faire connaitre mon chez-moi, ma ville, ma région, comme elle-même avait fait pour moi, ça s'écroulait. Citoyens du monde, allez vous rhabiller ! ça va quand t'es riche, ces histoires là.

Et puis, finalement ça s'est ouvert. Ses parents sont plutot fortunés, elle a pu obtenir une carte de retrait sur le compte, et on a commencé à faire des projets. Vincent rêvait de Paris, on a loué un petit appartement à Paris, et puis quelque jours chez moi, et ensuite sur un lieu de vacances dans ma région que j'aime tant, et déjà il faudrait penser à repartir. Les douze jours seraient vite passés, mais c'etait le bonheur de l'attendre.

15/04/2013

Vincent et moi 37.

Sur les premières photos que j'ai, mes enfants sont assis côte à côte dans l'avion. Nous survolons déjà l' amérique latine. Si une nuit dans l'avion a émoussé un peu leur fraicheur, ils sont terriblement joyeux et ravis d'être là. C'est un rêve pour eux de venir, et un bonheur pour moi de les emmener voir Vincent.

Ils l'ont vu, avant moi. "Elle est là-bas,non ?". Après ça a juste été 10 jours d'un bonheur absolu. On avait loué une petite maison, sur une plage sauvage. Elle etait entourée de champs ou paissaient des zébus affectueux.  

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Avec Vincent et mes enfants, l'adoption, l'affection mutuelle a été immédiate. Mais ça ne m'inquiétait pas.

L'endroit est une beauté, environnée d'oiseaux extraordinaires.   Je passerais des heures à observer les fragata, les alma de gato et à guetter l'arrivée des zébus.

Je crois que dans ma vie, j'ai rarement passé des moments d'une telle allégresse. Nous sommes au mois de Février 2012. Je suis avec mes enfants dans un monde où tout les ravis, où ils semblent très heureux et joyeux et il y a Vincent.

Je n'ai jamais trouvé plus difficile de rentrer que cette fois là. Les autres fois, il y avait toujours le bonheur de retrouver mes enfants, mais cette fois, ils sont là - j'esperais qu'ils aiment le voyage, et ils sont heureux au delà toute espérance . Donc repartir est d'autant plus difficile, s'il n'y avait pas la promesse de Vincent. Elle veut venir en France. Si elle arrive à convaincre son employeur, ce pourrait être en Juillet. L'année 2012 promet d'être heureuse. Je l'espère déjà en France, mais rien n'est joué. A mon retour, elle me dit comme tout est vide, comme elle a aimé mes enfants. Elle me dit: " Tu ne sais pas comme tu as des enfants si spéciaux, tu le sais ?". Elle me dit comme elle est triste. Mes enfants ne parleront plus jamais de Vincent qu'avec une immense affection et beaucoup de  tendresse, et une pointe de moquerie joyeuse, pour une de ses expressions favorite: " Oh, mais comme tu es méchant" ... Je sais qu'ils ont été très heureux, là-bas.

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14/04/2013

Vincent et moi 36.

Je remercie ton corps de m'avoir attendu

Il a fallu que je me perde pour arriver jusqu'à toi

Je remercie tes bras d'avoir pu m'atteindre

Il a fallu que je m'éloigne pour arriver jusqu'à toi

Je remercie tes mains d'avoir pu me supporter

Il a fallu que je brûle pour arriver jusqu'à toi

 

Oh ... je ne peux pas écouter Lhasa sans penser à toi. Vincent, il m'a fallu tout ces morts, pour arriver jusqu'à toi.  Et Lhasa qui s'en est allée aussi, avec sa beauté, son intensité.

Quand  Catherine est venue chez moi la première fois, mon frère avait 13 ans.  Et lui,  si innocent alors, qui se demandait pourquoi, cette fille plus agée -  elle avait 18 ans :) - lui faisait la bise.  Catherine, mon frère, Lhasa, aucun de ces trois là, n'a atteint quarante ans. 

j'ecoute Lhasa, je pense à toi, Vincent. J'écoute Van Gogh, de ce vieux Lény et c'est encore à toi que je pense. Je pense à toi,   à mon frère. Van Gogh, Van Gogh, mon frère ... t'es fou. On a mis tellement de temps à comprendre ce qui t'arrivait, petit frère.

Quand Catherine est morte, j'ai marchandé avec la vie pour qu'elle me donne quelque chose en échange, et c'est toi qu'elle m'a offert Vincent, et c'etait le plus beau des cadeaux. Mais pour mon frère, je n'ai rien eu, qu' une angoisse sourde et diffuse qui m'accompagne depuis. 

Je remercie ton corps de m'avoir attendu, Vincent

 

 

Parceque Vincent n'est pas Vincent

13/04/2013

Vincent et moi 35.

 Comme c'etait bon, la soupe à l'aïpim, dans ce petit restaurant dans la sierra. Il y avait le maire du village qui faisait un diaporama pour ses administré. Je me sentais au bout du monde. C'etait l'hiver en cette terre lointaine, il y avait un peu de brume et on se promenait main dans la main, avec Vincent, dans un village aux allures fantômatique que n'aurait pas renié Juan Rulfo. Le jour, c'etait autre chose, c'etait un petit bout d'europe,  des airs de village allemand, les gens venaient de loin  pour goûter à ce charme à mi chemin entre l'amérique latine et l'europe. L'hotel où nous sommes descendu ressemblait à un décor de conte, avec des escaliers drôles. Le ministre de la santé du pays de Vincent, préconise de baiser plus pour être en bonne santé.  Avec Vincent, ce jour là dans cet hôtel charmant , nous avons passé  beaucoup de temps pour nous mettre dans la meilleure des santés possible.

Avec Vincent, il y en a des tours et des détours, il y a la distance qui parfois essaie de s'installer, mais jamais n'y parvient. Nos mots se retrouvent toujours.2010, 2011, je suis allé 4 fois la voir. C'est peu et c'est beaucoup. A chaque fois que je la retrouve à l'aéroport, mon bras retrouve sa place autour de sa taille, et alors c'est comme si on s'etait quitté la veille. Quand on est loin, elle tombe parfois dans des abîmes de désolation, elle se fait des idées folles, on manque de se perdre, on se manque. Quand on est ensemble, On est mieux que bien. Nous nous mettons sous la protection d'une divinité locale. Il s'agit de prendre un bain, avec des sels spéciaux, qui t'assurent protection. On devrait faire ça dans une baignoire, mais on n'en a pas, alors on décide qu'une douche fera parfaitement l'affaire. Je me rappelle de Vincent nue contre moi sous la douche, sa peau avait le goût des sels divins.  Pourvu que cette déesse locale soit efficace. c'est juste ce qu'on veut et c'est sûr que ça devrait marcher.

En Septembre 2011, j'ai un super projet !

 

12/04/2013

Vincent et moi 34.

L'âge de Vincent, il n'y avait vraiment pas moyen. Elle ne voulait pas me le dire.  C'etait devenu une blague entre nous. J'essayerais de lui soutirer, elle déjouait tous les pièges.

Je montre une petite vidéo que j'ai fait, avec mon appareil-photo, à une copine. Elle me dit: Mais elle vingt-cinq. Enfin, Anne-cé, soyons sérieux, sa fille a treize ans, comment veux-tu.  Si je ne connais pas son  âge, je crois le connaitre quand même approximativement, à partir des détails qu'elle a distillé avec parcimonie. Par habitude, j'ai fini par considérer qu'elle avait sans doute deux ou trois ans de moins que moi, soit environ 45 ans, quand je suis arrivé la première fois. Mais quand je la vois, j'ai du mal à croire à ses 45 ans. L'âge de Vincent est un épais mystère.

Mais, un  jour, elle s'est enfin décidé.

 Je monte sa photo a mes potes. Ils me disent : " Bon dieu, elle est super jeune, tu sors avec des gamines, elle a quoi ? 30, 35 ans ?"  je les laisse deviner. mefiez vous des latinos, les gars ! L'un deux avance 42 ans, sans trop y croire, les autres se fixent autour de 35 ans, descendent eventuellement à 28 ans. Alors j'éclate de rire, et je les terrasse. Elle a 51 ans ! ahahah. Trois ans de plus que moi, voilà pourquoi elle ne voulait pas me le dire, mais c'est vrai qu'elle a l'air d'une gamine. Les copines qui ont son âge, font grise mine. Le sang indien est d'une traitrise sans nom.



11/04/2013

Un petit coup de pied

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17:08 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0)

Vincent et moi 33.

Descendre du sapin n'etait pas facile. il parait que c'est pour celui qui reste que les choses sont les plus difficiles. Après toutes ces années, à s'écrire, à s'imaginer, à rêver de se voir, nous avons découvert que nous nous aimions profondément, que la réalité dépassait notre espérance et nous avons du commencer à réfléchir à comment faire avec ces milliers de kilomètres entre nous.

Ce qui est drôle, c'est la réaction des gens, quand tu leur dis que tu as noué une histoire amoureuse à des milliers de kilomètres. On pourrait dresser une typologie, mais la réaction la plus fréquente, c'est : " oh, moi je pourrais pas !". ça me fait rire. Je ne demande à personne de pouvoir à ma place ! ça change quoi pour moi que mon interlocuteur ne puisse pas, puisque c'est moi qui le vit. Parfois, les gens qui me disent ça, sont seuls depuis des années. Je suis un garçon délicat, alors je ne leur dit pas que c'est peut-etre parcequ'ils ne "peuvent pas" plus, qu'ils sont seuls. Il y a aussi, les gens qui mettent en doute la réalité de la chose. Pour eux, je suis célibataire, point final ou alors c'est hors de la réalité, comme un amour de vacance qui voudrait se prolonger, l'amour c'est se disputer pour savoir qui va descendre les poubelles, c'est bien connu. Finalement la réaction la plus belle que j'ai eu, celle qui m'a fait le plus de bien est celle d'une personne à qui je parlais un jour. Elle connaissait le pays de Vincent, et alors que je lui racontais un peu mon histoire,  anticipant la réaction habituelle, j'avais commencé à dire: "ce n'est pas si facile, mais ..."  Elle a eu un grand sourire et elle m'a dit: "Oh, mais ça doit être ton rayon de soleil !"

Et c'etait si bon d'entendre ça.

Mais qu'importe l'opinion des gens. Nous avions dit un an, mais en Juillet, 4 mois plus tard, j'etais de retour :)

10/04/2013

Le chatelain

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